en pleursIl paraît que nous sommes tous un peu responsables de ce qui est arrivé au Bangladesh, il y a une dizaine de jours, dans la fabrique de textiles qui s'est effondrée sur ses employés.

Plus de 1000 morts. Pas tellement moins qu'au World Trade Center en 2001. Une autre forme de terrorisme !...

Alors, je m'interroge sur ma responsabilité, et sur la conduite à tenir, demain.

Je pourrais ne plus jamais acheter de jeans ou de t-shirts venus de là-bas, et confectionnés dans ces conditions d'esclavage moderne.

Mais si je fais cela, les usines vont fermer, et les pauvres ouvrières qui gagnaient trois fois rien, n'auront alors plus rien du tout.

Où est la solution ? Que puis-je faire pour redresser cette inadmissible situation ? Peut-être en prendre conscience, terriblement, viscéralement, jusqu'au fond de mon être. Et souffrir, du dedans, horriblement, avec le désir, l'immense désir que cela n'arrive plus jamais. Alors, qui sait, ce désir-là, mêlé à tous vos désirs, pourrait devenir un Himalaya de DESIR, et renverser la face du monde.

Pour nous encourager à penser autrement, à agir autrement, à vivre autrement, à consommer autrement, je nous suggère de regarder encore et encore cette incroyable vidéo qui hurle plus haut que tous nos mots, sans faire beaucoup de bruit, et qui nous tord le coeur, si fort.

 http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/journal-19h30/4892551-la-chronique-du-cineaste-jacob-berger-revient-sur-le-drame-qui-a-frappe-l-industrie-textile-au-bangladesh.html

Ce petit film était le point d'orgue de mon journal télévisé, ce soir. J'en garde une terrible écharde au fond de l'âme.

Quant à l'image de cette femme en pleurs, qui porte sur son visage toute la détresse du monde, elle provient du journal "l'Express".