A tous les enfants, petits et grands, aux grands surtout, j'en suis...

à tous ceux qui ont mis parfois cent ans à savoir qu'ils étaient des enfants,

à tous ces êtres fragiles, sensibles, vulnérables, avec une âme de géant,

pétris dans la confiance, innocents et candides,

qui ont perdu un jour un coin de rêve bleu,

je dédie cette image.

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N'ayez, n'ayons, plus peur du vide !

A vouloir trop aimer, à donner sans reprendre, à faire confiance encore,

on perd des plumes, c'est certain.

On se retrouve un jour, sur un rocher au milieu des courants,

seul, abandonné, ou dans une foule dense...

On se sent tout perdu, comme un petit enfant qui aurait, pour un temps,

trois secondes, lâché une main rassurante, pour se fondre dans l'immense.

On est au bord du vide, on glisse, on sait qu'on va lâcher,

ce serait doux peut-être de se laisser aller, ne plus lutter,

et jeter sa maison, sa fortune, son bien-être, avec soi au fond d'un précipice.

Et soudain, là, tout près, un oeil vous regarde, quelqu'un fait attention à vous.

Enfin ! Quelqu'un sait que vous existez, devient le pont et l'arche

entre le vide et la terre ferme, entre rien et presque rien, et cela est tout.

Alors, on est au bord du monde, on surplombe, on domine.

On sait, juste un instant, mais cela suffit, que la vie a un prix, un poids immense.

On sait qu'on est aimé, un petit peu au moins, presque rien, mais cela est tout.