DSCN9993Il est des lieux, comme ça, qu'on revisite parfois, Dieu sait pourquoi,

et qui nous bouleversent, tellement ils ont gardé la trace de présences,

d'instants, et de lumières...

Je n'avais plus marché si près de la Margelle depuis longtemps,

tenue éloignée, distante, secouée par trop de mots et d'émotions

déposés sur la frange des pierres...

Et puis, à l'horizon du soir, guidée par je ne sais quelle intuition,

j'ai soulevé une tempête de sable... et j'ai laissé les grains se reposer,

doucement, lentement, sur le sol chaud de ce désert.

 

 Alors, comme un mirage qui devient net, autant qu'on s'en approche, me sont apparues les silhouettes

de visiteurs qui s'étaient assis là. Et je t'ai vue, TOI, Véronique, Amie fidèle, silencieuse, droite, debout,

sculptée par la clarté douce et sereine des heures finissantes.

Dans l'éternel instant nommé par nous "ici et maintenant", dans la lumière qui descend pour faire place

à la nuit, à son silence, tu es toujours présente, tu vibres, et les étoiles s'illuminent lorsque ton âme va,

d'un bout du ciel à l'autre.